mardi 19 août 2008
Benoît reste ma révélation
Je craque complètement sur le sourire et les beaux bras de Benoît Caranobe. Du coup, ma peine à propos de sa cinquième place au saut à cheval est plus forte que ma satisfaction de la médaille d'argent de Thomas Bouhail, qui aurait pu être premier ex-æquo, ayant eu la même note.
Mais j'ai l'impression de connaitre Benoît, de savoir comment il réagit. Je le vois déçu intérieurement, sans signe extérieur de rage. Je le sens triste parce qu'il n'a pas montré son meilleur travail sur son agrès de prédilection. Etait-il perturbé par la pression inattendue venant de sa médaille de bronze de jeudi? Mais aussi, je le devine rempli d'espoir car il est bosseur et qu'il connait ses points forts mais aussi, maintenant, ses points faibles. Je me trompe peut-être, mais peu importe.
Voilà. Je me sens proche de lui psychologiquement. Il est Gémeaux, 1m64 pour 60kg, une vraie boule de muscles. Il parait que les Gémeaux vont très bien avec mon signe, et pourtant je ne connais aucun ami Gémeaux.
J'espère le rencontrer un jour, ou du moins le voir dans un prochain meeting.
lundi 18 août 2008
Petit moment de nostalgie
Parce que je regardais ce que des visiteurs ont vu de mon blog, ce que je fais vraiment pas très souvent, je me suis revisionné les deux clips sur la chanson A quoi ça sert l'amour, d'Edith Piaf. Et j'en ai chialé.
Qu'est-ce que j'aimerais une version gay d'un tel vidéo clip pour pouvoir l'offrir un jour...
dimanche 17 août 2008
Réponse de M.
Je suis rassuré. M. m'a répondu dès samedi soir; comme je l'espérais, il a bien réagi à ma lettre. Il reste mon ami.
C'est une bonne nouvelle et ça fait chaud au cœur.
En même temps, j'ai eu la confirmation indirecte qu'il n'est pas gay. Maintenant tout est clair entre nous.
Il va falloir rapidement que je pense à ce que je vais faire de ma vie, pour être plus en accord avec moi-même et essayer de me réaliser.
samedi 16 août 2008
Lettre à M.
Hier, j'ai écrit à M.
Suite à l'épisode sur Yves, que j'ai à peu près digéré mais qui me fait encore un peu mal pour cette incompréhension produite quand j'y repense un peu trop, j'ai décidé d'en parler à M., de lui dire que je suis gay et que je le considère comme un ami. Mais je ne lui ai pas dit que je le trouvais mignon; il risquerait de me prêter des intentions alors que je suis déjà simplement heureux de l'avoir comme ami.
Néanmoins, s'il décide d'en rester là également, la situation sera clarifiée mais ce sera un nouveau coup dur. Et je m'étais dit, voire promis, que ce sera le point de départ d'une autre vie, plus authentique, avec moins de faux-semblant et ne plus chercher une espère de situation sociale que la société de consommation veut nous faire avoir. Ce que j'ai vécu en Croatie sur l'île de Cres, cette impression d'être dans un Eden épargné du stress du monde moderne m'aura laissé une empreinte indélébile. Tout en me sentant utile. Je crois que c'est la clé.
L'inconnue, c'est comment dans un tel endroit je vivrais mon homosexualité...
Petite réflexion
Quand je clique sur "Voir le blog" et que mon blog s'affiche, la musique du remix Gnarls-Supertramp démarre automatiquement et j'aime. Elle me fait toujours le même effet et ça me réconforte un peu.
jeudi 14 août 2008
Benoit Caranobe, du bronze en gymnastique
Chaque jour des J.O. apporte son lot de bonnes têtes mises en avant grâce aux médailles récoltées.
Aujourd'hui, je dois avouer que l'histoire de Benoît Caranobe m'a particulièrement intéressé.
C'est un garçon de 28 ans qui réussit bien dans les concours nationaux, champion de France dans le concours général je crois. Outre qu'il est mignon (son sourire me fait fondre), ce qui me plait surtout, c'est que c'est un gars qui se dit timide et réservé (comme moi), qui n'est pas du matin (comme moi ;-) mais qui sait faire la part des choses et faire son "boulot" (son propre terme!) consciencieusement et jusqu'au bout (pas vraiment comme moi). Il ne visait rien, rien d'autre que de faire sa prestation du mieux quand son tour est arrivé. C'est de la compétition sans l'esprit de compétition. Sa victoire n'en est que plus savoureuse, récompensant un travail bien mené.
Il est licencié dans la region parisienne Est. J'ai bien envie d'aller le féliciter à son gymnase à son retour, si j'arrive à l'approcher. J'ai plus envie de le faire pour lui que pour Benjamin Darbelet ou les frères Guénot, car ceux-ci m'intimideraient, surtout Benjamin avec son caractère fort.
Même s'il a bénéficié de mauvaises performances des favoris (la loi du sport), sa médaille de bronze est méritée. Contrairement au patinage de vitesse, où la chute d'un seul
concurrent peut faire tomber six autres et faire gagner le huitième, en
gymnastique, où l'on n'a que le sol ou les agrès comme "adversaire",
avoir une médaille signifie forcément qu'on a été meilleur que les
autres. Alors, quand je lis "Benoît Caranobe, médaillé de bronze surprise", ça m'énerve; ça fait penser à une médaille trouvée dans une pochette-surprise (sic).
Même si sa troisième place était inattendue, le mot surprise pouvait être utilisé dans le développement de l'article plutôt que dans le titre. Je préfère nettement lire ceci : "Benoît Caranobe, la médaille du mérite". Oui, du mérite.
Je serai de tout cœur avec lui pour sa finale au saut à cheval, son agrès de prédilection. Pourvu qu'il ne flanche pas. Et sa victoire sera amplement méritée.
Du mieux
Ça va beaucoup mieux aujourd'hui. J'ai digéré l'épisode d'hier.
Je ne lui en veux même pas. C'est drôle, je le vois en ce moment sur le réseau, mais je n'ai pas envie de lui parler. De toute façon, nous n'avons plus rien à nous dire puisque Loïc a préféré couper. Pourtant, ne plus le rencontrer à Rouen est une chose; ne plus se parler sur le réseau est une autre. Tant pis.
Néanmoins, ce qui persiste dans cette histoire, c'est que j'ai envie de faire une nouvelle vie ailleurs. Ailleurs que Paris ou même de France. A réfléchir. Mais pas trop. Je me méfie encore de ma tête...
Fin avant même d'avoir commencé
Je vais quand même noter ici le spleen que j'ai après le merdoyage que j'ai pu faire avec Loïc. C'est insupportable. L'impression que le monde s'effondre et que je ne suis bon à rien. Envie de tout plaquer, boulot, maison, famille, et partir là où mes bras pourront être utiles. Mes bras. Pas ma tête qui, elle, n'est bonne qu'à tout faire foirer.
C'est vraiment insupportable. J'ai envie de me porter pâle demain au boulot, mais je n'ai jamais fait ça. Je ne sais pas à qui raconter mes déboires.
Je vais encore passer des heures sur le PC pour m'anesthésier l'esprit.
mercredi 13 août 2008
Vivent les Guénot!
Je n'ai pas vu les combats de lutte des frères Guénot, Steeve et Christophe. Je le regrette bien; ça devait être beau et vibrant à les voir gagner.
De ce que j'ai pu voir en photos, Christophe, l'ainé, m'a l'air plus mignon que Steeve, le cadet médaillé d'or.
En fait, Christophe Guénot m'avait déjà tapé dans l'œil dès samedi 9 août, sans même savoir où, quand, comment il allait concourir aux J.O. Sa photo était à l'exposition de la RATP à St-Lazare:

© Pentomime (photo générale)
© Vincent Ohl (photos de Ch. Guénot)
Qu'il soit, ainsi que Steeve, félicités ici pour leurs médailles en lutte gréco-romaine.
J'essaierais de retrouver les vidéos de leur parcours.
dimanche 10 août 2008
Mes deux médailles en direct aux J.O.
Moi qui n'ai pas regardé les J.O. de Pékin depuis le début, je tombe par hasard sur le direct de la victoire de bronze des archères contre les anglaises et la victoire de Benjamin Darbelet contre le sud-coréen en demi-finale.
Je ne connaissait ni les enjeux ni le déroulement du tir à l'arc. J'avais juste quelques secondes pour comprendre. Je suis arrivé quand les anglaises faisaient leurs derniers tirs, obtenant 201 ou 202 points. Puis au tour des trois françaises. Là j'ai compris qui était qui, pensant comme à la pétanque que c'était à tour de rôle de tirer. Il fallait un tir à 8 points pour gagner, et la troisième française l'a fait!
Je ne suis pas résistant au suspens; j'avais bien failli zaper. La française n'avait pas flanché et je suis heureux pour cette équipe.
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Puis ce fut au tour du judo, -66kg. Je ne connaissais Benjamin Darbelet (son blog) ni d'Eve ni d'Adam. Les commentateurs ont retracé l'histoire de sa participation. Ainsi, Benjamin était connu comme le "mouton noir" de la discipline, très fort de caractère. Il avait failli ne pas participer à la compétition, devant les hésitations de la fédération française de judo. Celle-ci aurait même préféré n'envoyer personne dans la catégorie -66kg, si Benjamin n'y allait pas, plutôt que d'envoyer des "clopins pour faire de la figuration", dixit le commentateur.
Une fois que Benjamin était arrivé sur le tatami, je dois avouer que je le trouvais attirant, avec sa figure taillé à la serpe, et son corps très sec. Je comprends très bien qu'il puisse être une forte tête.
Je ne connais rien aux termes techniques du judo, mais il menait 101 points contre 1, face au sud-coréen Park. J'avais vraiment eu peur qu'il flanchât. Flancher sous la pression, alors qu'on est gonflé de confiance juste avant d'entrer, est une mauvaise habitude française; il suffit de se rappeler l'Euro de football 2008...
Mais Benjamin a su gagner par 201 à 1 et ainsi se qualifier pour la finale.
J'ai expressément voulu voir sa finale, rassuré par son mental solide. Entre-temps, je me renseigné sur Benjamin sur la toile. Il était parti aux J.O. en tant qu'outsider, sans aucune pression ni obligation de résultat, mais cependant en attente d'une reconnaissance. Et sur les photos, je le trouve vraiment mignon, un dur, brun ténébreux. Pour la finale, j'espérais vraiment qu'il créât la surprise face au japonais Uchishiba, champion olympique en titre. Aux premiers échanges, il est vrai que le japonais était vif et très sûr de lui. Mais benjamin semblait pouvoir prendre la mesure et contrer le champion. Au dernier échange, la commentatrice a dit que Benjamin aurait réussi un ippon; pendant une fraction de seconde j'ai cru qu'il avait pris un sacrément bon avantage, voire la victoire. Puis la commentatrice annonça qu'il abandonnait, la main de Benjamin tapotant sur le tatami. Et là, surpris, je n'arrivais pas le croire. Passer de la plus grande joie à la plus grande déception dans la même seconde, c'est une catastrophe.
Cependant, Benjamin restant au tapis, apparemment dû à une douleur aux cervicales, le principal souci était d'espérer qu'il n'eût rien. Comme disait la commentatrice, c'est extrêmement frustrant de perdre une finale sans avoir pu s'exprimer. Oui, je pense que Benjamin aurait pu faire un beau combat.
Il aura au moins gagné un fan.
Donc, je regarde deux épreuves par hasard et je tombe en direct sur les deux premières médailles françaises, le bronze au tir à l'arc féminin et l'argent au judo des -66 kg masculins. Quelque part, je porte chance. Peut-être.
Mais, je ne pourrai pas regarder les J.O. à ce rythme, je mourrais d'épuisement nerveuse avant la fin.

